vendredi 23 janvier 2009

In Nature




The imminence of pleasure, the shadow of pain
Searching for the one, chasing the other…
All the questions we ask have their answers in Nature.
Where we come from is the land to which we will finally return.
Who we are is where our inner being meets the outside world.
Why we are here is the reason why every other heart is now beating.
Life is like the sea, it is deep, but most of us only see the surface.



Happy Here


Heavy cotton, music goes back and forth in my mind, my moves are slow, there’s a moon on the roof. My breath goes slow and deep… I feel free.
All inhibitions lost, subconscious appeased, the surrounding energy speaks through me. I’m getting closer to myself, musical meditation.
The beats reveal the sleeping beast, awakening up my love for the smell of clay, breeze and all being things.

Awake, I gently touch the one I am inside, speaking words of forgiveness and amazement. Forgive the flaws, the mistakes, the crossroads, the doubts, the despair, and the moments of sorrow … forgive people for being cruel and shallow.
Get amazed at the beauty of the world, this world of mercy where everything falls into place, where beauty lives inside the creeping ant, around the dreaming mountain, and through the waters of the sea. Get amazed at the way life goes, like a spiral of newness, each day is candidly entering into Life, bringing that desire to live unprepared, and to take what life brings with freshness.

What is past when there is present? It’s nothing but a senseless memory, gone but still there, like a virtual blood running through your veins.
What is future when there is present? It’s nothing but that taste you have in your mouth when you think of having a strawberry, it’s your greatest fear disguised, your greatest wish magnified, suspended in the memory of the world, like the billions of dreams of humanity.
The present is perpetual discovery, the silent quest of a soul yearning for her Creator.

Freed from the artifices of the mind, you finally see through you… you’re happy being here.

L'Un et le Multiple

Dans un élan d'Amour infini, leurs corps célestes s'enlacèrent pour ne faire qu'Un, et leur Amour coula en toute chose en un souffle pur et eternel, ce souffle qu'on appelle Vie. Belle histoire que leur union cosmique, Shiva et Shakti, entourés d'une lumière intense, déployant mille couleurs. Bel amour que celui qui crée le soleil et la fourmi.

Des histoires comme ça, il y'en a toujours eu, de la Terre qui s'offre au Ciel, du saint père semant Vie et Beauté par dessus son trône céleste, à la force infinie, éternelle, et indescriptible qui donna Vie car elle ne put faire autrement... Pour certains, elle va de corps en corps, pour d'autres, elle continue dans l'au-delà... après tout, rien ne se perd, tout se transforme. Peu importent le mythe qu'on lui attribue, le nom qu'on lui donne, la forme qu'on lui prétend, ou les intentions dont on l'accable, cette force, appelons-la Energie, Dieu, Grande Mère, dieuX, ou ancêtres... qu'importe après tout. Cette entité que Lao Tse a nommé Tao car il n'a pu trouver d'autre mot... cette entité, qu'on la divise, qu'on la multiplie, qu'on la dénie, qu'on la fasse mâle ou femelle, qu'on la relie à un peuple, à une langue, à une montagne, ou à un fleuve sacré, cette entité est en nous, autour de nous, elle était là bien avant nous et continuera d'être après notre existence fugitive.

Elle Est.

Une mosaique de croyances ferait alors un arabesque harmonieux et parfait... dans un doux blasphème de croyante, je me plais à L'imaginer nous dire :
"Je suis Ce qui Est, Atman, l'âme universelle, le Tao (chemin) que peu seulement prennent, l'Immaculée Conception, la Vérité, la seule qui soit. Cette Vérité censée vous unir, mais que vous brisez en mille morceaux pour mieux faire régner la division. Après tout, n'est-ce pas en assemblant des briques que l'on érige une tour? N'est-ce pas de sept couleurs que l'on obtient le blanc? De la même manière, c'est en unissant vos croyances que vous croyez si différentes, que vous découvrirez la foi qui est en vous, intacte, et qui vient d'une seule et même source, qui en elle coule, et qui vers elle retournera. Cette foi qui vous permet de croire en vos rêves, à l'amour, et au soleil... cette "Fitra" qui vous pousse à vous interroger, la joyeuse curiosité qui fait les sages. Je ne suis ni le Roi des Juifs, ni la Mère, ni l'Imam Cosmique, ni le Dieu du Bien, ni celui du Tonnerre. Je suis tout cela, et bien plus encore. Quelque soit ce en quoi vous croyez, vous croyez en Moi. Trêve de haine et d'indifférence, ressentez Moi, voyez le Tout. En l'arc-en-ciel, voyez le blanc flamboyant..."

De tous mes blasphèmes, celui ci me libère de toutes mes peurs, et me rapproche étrangement de mon paradis intérieur, et je ne peux que me demander... pourquoi voyons-nous les branches au lieu du Chêne tout entier? De quoi avons-nous donc si peur? de la Paix?