mardi 24 juillet 2007

Roots of Confusion


Une question n'est pas toujours le fruit de la Raison, souvent, elle est le fruit du Coeur...
Seulement, il y'a bien des questions du Coeur auxquelles on cherche à répondre par
la Raison...
Comme...
Chercher à savoir si Dieu existe
Comprendre pourquoi on aime ceux qu'on aime
Savoir ce qu'on veut faire de sa vie
Choisir sa religion, sa musique, sa tenue du jour
Chercher à découvrir le secret de la Vie
Chercher la Verité
Comprendre la Mort
Connaître l'âme
Le sens de la vie?!
S'aimer, c'est se connaître, se connaître c'est s'écouter et s'écouter, c'est ne pas chercher à répondre...

dimanche 8 juillet 2007

Equilibre et Harmonie

Si les choses obscures existent, c’est pour que les choses lumineuses surgissent.
Si les larmes coulent parfois douloureusement, c’est pour que des sourires les succèdent.
La vie est ainsi faite, telle une danse à l’honneur du Soleil où la souffrance et la joie se donnent la cadence à tour de rôle, dans un cercle qui ne se dissout qu’une fois la nuit tombée. Là même réside l’un des joyaux de la vie, celui de l’opposition. Une vraie bénédiction divine, car sans elle, rien n’aurait de sens finalement…

La lecture de quelques pages du Tao Te Ching dans le silence d’un matin, eut le goût de l’eau pour une âme assoiffée de connaissance, perdue dans le désert de la quête du Soi.
Cette lecture, éveilla une idée endormie, celle du sens que nous donnons aux choses, bien que celles-ci n’en aient pas. Dans une terre où l’or serait abondant et où les cailloux seraient rares, on ferait des colliers de cailloux. Nous créons le beau et le laid, le bien et le mal ; même plaisir et douleur sont chez certains inversés. Il semblerait que rien n’est tel ou tel, et que tout Est. Etre est la nature de toute chose… Si bien que rien ne commence vraiment à exister, que s’il a un contraire…
S’il n’y avait pas de ténèbres, saurions-nous que la lumière est lumière ?
Et est-ce que la lumière serait ?

L’opposition est la naissance du monde, toute chose naîtrait alors de, et par son contraire. Les deux existant alors, s’opposent, puis finalement se complètent.
C’est pourquoi rien ne vaut la peine que l’on se fâche, que l’on s’attriste ou que l’on se haïsse… puisque la seule chose qui soit propre à toute chose, est que toute chose Est.
Personne n’a tort, personne n’a raison, personne ne sait, ni ne sait pas, mais Tout Est.
Etre, notre nature, et notre destinée. Notre bonheur aussi, et notre salut. Puisque nous Sommes, et rien d’autre, nous pouvons donc nous Aimer… nos différences ne sont qu’illusions, nos certitudes qu’entêtements passagers.

Le matin devint soir, et le Tao Te Ching se referma… comme une grotte dont le sésame serait : « Je nourris mon âme et mon esprit de toute sagesse, de tous horizons. », il est prêt à offrir ses trésors à qui voudrait les partager.

Le Dieu en Nous

Dieu. Eternel, parfait, infini, omniprésent...

Comment le trouver, le sentir, le découvrir? En se détachant des plaisirs du corps et de toutes sortes d'attaches matérielles, pour se concentrer sur l'essentiel : le Moi Véritable.
Cette notion de détachement de plaisirs du corps et de biens matériels existe dans beaucoup de religions : Bouddhisme, Taoisme, Jainisme, Sikhisme, Islam, Judaisme, Christianisme... Alors l'amour des biens matériels est-il péché passible de chatiment?

Ou bien les plaisirs du corps et les délices de la vie sont-ils tout simplement des obstacles à la concentration, à l'atteinte de la plénitude?

Quelque soit notre approche, la voie est bien d'aller vers ce quelque chose de plus grand et de plus profond, ce quelque chose d'eternel, puisque le matériel et le physique font de nous leurs prisonniers si on les place au centre de nos préoccupations quotidiennes... En effet, vivre une vie axée autour du matériel et de l'éphémere, empêche de se focaliser sur soi, d'écouter son Moi interieur nous parler, de maitrisier son corps, ses envies, ses pensées.

Le Yoga, est une pratique Hindou... c'est la méditation, en tant que pratique religieuse visant à se libérer de toutes les attaches et à se concentrer sur son Moi veritable ... on se focalise sur soi, on écoute sa réspiration, on prend conscience de son corps (ainsi que des septs Chakras), en observant ses pensées, en maitrisant son mental, en observant tout à l'interieur de nous mêmes... pour faire simple, le yogi, à travers le yoga apprend à se connaître lui même, et en se connaissant, il connait Brahman, autrement dit, Dieu.

Le yogi réalise que lui et Dieu ne font qu'Un. En gros, nous, toutes les créatures, nous sommes Dieu. Notre âme est partagée par tout ce qui est, c'est Atman, l'âme universelle. Un sentiment d'extase comparable aux plus intenses délices de cette vie s'empare alors de notre âme, enfin reconnue comme un Tout. Le jour où, on voyant un arbe, son voisin, et en respirant à plein nez dans un vent frais, on sent qu'il n'y a que d'insignifiantes barrières physiques entre soi, un arbre, son voisin, et la force qui fait tourner les vents... sentir que l'on est soi et tout à la fois. When all are one and one is All... (led zep :p)

--> Ce concept rappelle le mysticisme Musulman, à noter Al Hallaj, Rûmi.

Qui est Brahman ? --> [Brahman is] what is not, what is, and what transcends them.
Magnifique définition de Dieu...

The Last Words of Buddha


"Impermanent are all formations. Observe this carefully, constantly". -- The Buddha

These were the last words of the Buddha, the one who started his spiritual quest at shock, after he discovered the sick, the old, and the dead. This very impermanence that pushed him to roam on the lands to look for the Truth, is, itself, among the most precious truths he discovered. His teaching is rich, tremendous, and somehow draws a magnificent way towards one's spiritual inquiry, a path that everyone can follow, their own way, because the Buddha did not believe in a single truth, in a single path. Impermanent are all formations, this should not be a reason for sorrow and despair in one's life, on the opposite, it should be one's primal reason to be happy at every second of one's life! Observing the ephemere aspect of life and all beings, is an everyday lesson, to be humble, joyful, and all-forgiving.
Everything else we might want to know, how much do we really know of it? Do we really need to know that much?
In Buddhism, there are ten unanswered questions... invitation is for everyone to reflect on them, not to find an answer, but to wonder how relevant it is to actually try to answer these questions.
The Ten Unanswered Questions (Extrait)
"That the world is eternal or not
that the world is finite or not
that the soul is one thing and the body another, or not
that the person who has achieved Nirvana exists after death, or
does not exist after death, or both, or neither.
...And the fact that the Blessed One does not explain them to me
does not please me or suit me."

Le Chemin


Je crois en l'existence d'une force incroyable qui est derrière la création de tout ce qui est, de tout ce qui n'est pas... je crois qu'elle est immense, infinie, eternelle, et partout présente, partout absente ... mi-manifeste, mi-cachée... belle et parfaite, source de tout, vers quoi tout retourne... Certains l'appellent Dieu, d'autres l'appellent dieu central... d'autres l'appellent la vie, d'autres encore l'illusion... moi j'essaie chaque jour de ne pas la nommer, mais pour simplifier, et compliquer tout compte fait, je l'appelle Dieu, avec un grand D pour unicité.

Je crois en Dieu, mais je le cherche encore, dans la bible, dans la torah, dans le coran, dans le Tao Te Ching, dans les Upanishads... je le cherche encore... je cherche encore ce livre dans lequel Dieu est cet idéal que je recherche... ma devise? Ne te demande pas ce que Dieu attend de toi, mais ce que toi tu attends de Dieu... et moi ce que j'attends de Dieu c'est le mystère, c'est l'amour infini, c'est la complicité, c'est l'action par la non-action, c'est la grandeur extrême, au point de ne pas se mêler à nos vies, au point de s'en mêler à travers les pions de l'univers, pour nous guider simplement; j'attends surtout de Dieu que l'on n'ait pas la prétention de parler en son nom, que l'on ne le décrive pas, que l'on ne le scande pas comme un slogan, mais qu'on dessine un début de chemin de mon âme à son Etre, et que je le prenne ce chemin sans menaces de chatiment, sans peur, sans récompenses aucune... je veux aimer Dieu spontanément, et ne surtout pas avoir peur de Dieu... le Dieu que je cherche, je ne l'ai pas encore trouvé; toutefois, mes lectures m'ont guidé vers les premiers vers du Tao Te Ching, livre sacré du Taoisme, dans lequel le Tao (littéralement, le chemin) est un peu cet espoir de Dieu que j'ai en mon coeur :


"The Tao that can be told is not the eternal Tao.
The name that can be name is not the eternal Name."

--> Jules Lagneau qui dit : "Quand on se met à parler de Dieu, ce n'est déjà plus de Dieu que l'on parle." et à laquelle j'adhere entierement.

"It is always present within you.
You can use it any way you want."
"The Tao gives birth to all beings,
nourishes them, maintains them,
cares for them, comforts them, protects them,
takes them back for itself,
creating without possessing,
acting without expecting,
guiding without interfering.
That is why love of the Tao
is in the very nature of things."
(Extraits du Tao Te Ching)
--> Dieu Amour, Dieu non-action, Dieu au delà de tout...

Fascinant, cette relation au divin qui diffère dans les religions d'Orient aux religions monothéistes du Moyen-Orient: Dans l'hindouisme, le bouddhisme, et le taoisme par exemple, c'est l'Homme qui va vers Dieu et non Dieu qui vient à l'Homme.

"Empty your mind of all thoughts.
Let your heart be at peace.
Watch the turmoil of beings,
but contemplate their return.
[...]
Returning to the source is serenity."

"Express yourself completely,
then keep quiet.
Be like the forces of nature:
when it blows, there is only wind;
when it rains, there is only rain;
when the clouds pass, the sun shines through.
[...]
Open yourself to the Tao,
then trust your natural responses;
and everything will fall into place."
--> Dieu est chemin et la fin du chemin; et le chemin n'a pas de but.